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" Qu'il  s'agisse de penser le devenir ou de l'exprimer, ou même de le percevoir, nous ne faisons guère autre chose qu'actionner une espèce de cinématographe intérieur. Le mécanisme de notre connaissance usuelle est de nature cinématographique." 

                             
                                   H. Bergson, l'Evolution créatrice.



                                                                                                                                                         

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Bonjour à tous !


 

Bienvenue à tous les amoureux du 7ème art...

 

Ce blog se propose de porter un regard analytique sur le cinéma d’aujourd’hui et d’hier. Un coup d'œil également sur le parcours des dernières sorties Ciné et DVD. Ici, on décortique le film, on donne son avis, on parle de nos coups de cœur, etc.  N'hésitez pas à laisser vos commentaires.

 

Bonne lecture...

 

 



2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 15:26

No Country for the old men – Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

 

 

Fiche technique :     

 

Date de sortie : 23 Janvier 2008                                                            

Réalisé par Joel Coen, Ethan Coen

Avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem, Josh Brolin   

Film américain. 

Genre : Thriller, Drame

Durée : 2h 2min. 

Année de production : 2007

Interdit aux moins de 12 ans

Titre original : No Country For Old Men

Distribué par Paramount Pictures France

 

 

 

Présentation

A la frontière qui sépare le Texas et Mexique, les trafiquants de drogue ont depuis longtemps remplacé les voleurs de bétail. Lorsque Llewelyn Moss tombe sur une camionnette abandonnée, cernée de cadavres ensanglantés, il ne sait rien de ce qui a conduit à ce drame. Et quand il prend les deux millions de dollars qu'il découvre à l'intérieur du véhicule, il n'a pas la moindre idée de ce que cela va provoquer... Moss a déclenché une réaction en chaîne d'une violence inouïe que le shérif Bell, un homme vieillissant et sans illusions, ne parviendra pas à contenir. Moss doit désormais échapper à ceux qui le pourchassent, notamment à un tueur mystérieux qui décide du sort de ses ennemis en jouant leur vie à pile ou face...

 

Notre critique

No Country for old men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, réussit un tour de force exemplaire consistant à mener une réflexion quasi-philosophique sur la violence et son évolution actuelle, - dans laquelle le vieil homme (le shérif désabusé interprété avec justesse par Tommy Lee Jones) ne se retrouve plus -  autour d'un thriller course-poursuite rigoureux teinté d'un humour toujours décalé. Les grands espaces US, magnifiés dans la scène d'ouverture par la photographie de Roger Deakins, ont d'emblée une portée métaphysique : que fait l'homme sur terre, n'a-t-il vocation que pour le mal? Les plans qui suivent offrent les prémisses d’une réponse : les traces noires laissées sur le sol par les bottes d’un homme qui lutte contre la Mort, innombrables et désordonnées, symbolisent le vain combat des hommes perdus dans leur violence. La vision des frères Coen contient un pessimisme revendiqué dont le shérif est le témoin privilégié. Le propos de ce dernier est nostalgique, la violence qu'il connait, qu'a connu son père avant lui, est sans commune mesure avec celle à laquelle il doit faire face (un carnage en plein désert où même les chiens ne sont pas épargnés – marrant d’ailleurs de constater que, dans la salle, les spectateurs sont plus émus de la mort des canidés que de celle des êtres humains). Le tueur "à la carabine à air comprimé", interprété avec maestria par Javier Barden, aussi effrayant qu’hilarant, vient illustrer la forme pure du mal. Cet exterminateur qui vient de nulle part et qui ne va nulle part n'est d'ailleurs pas sans rappeler, mais sur un autre ton, le "Motard de l'Apocalypse" de Arizona Junior (1987). Rien ne pourrait détourner ce tueur ahurissant de sa mission. Il est increvable, il est irréductible (en l'homme). L'ancien adjoint du père du shérif nous livre alors une clé : La violence a toujours été et sera toujours; en son fond, elle reste intacte. Ce n'est qu'au niveau des formes qu'elle est différente et méconnaissable. Il existe une Histoire de la violence (cinématographiquement en vogue - cf : Cronenberg), de Abel et Caïn jusqu'aux dernières guerres (Vietnam et Irak). Il ne s'agit alors que de s'adapter. Encore.

"Dieu ne joue pas aux dés", par contre, le diable ne s'en prive pas. Javier Barden est déjanté à souhait et incarne à n'en pas douter une nouvelle figure culte du mal absolu, à classer aux côtés de H. Lecter et consort. Toutefois, Anton Chigurh n’est pas un personnage à prendre au premier degré. N’oublions pas que les frères Coen ont toujours aimé rire des figures de tueurs psychopathes : Arizona Junior (1987) et le « Motard de l’Apocalypse » ; Barton Fink (1991) et le voisin de chambre d’hôtel corpulent, Carl Showalter (S. Buscemi) et Gaear Grimsrud (P. Stormare) dans Fargo (1996), Ventilo Joe dans Intolérable Cruauté (2003). Aujourd’hui, ils semblent avoir atteint le plus haut degré de perfection dans leur déclinaison. On pourrait presque reprocher au film le défaut de ses qualités : Javier Barden, qui mérite mille fois son golden globe,  éclipse quasiment à lui tout seul la prestation des autres acteurs, pourtant irréprochables.

2128040428.jpgMais sous les rires perce le pessimisme : il n'y a ni paradis, ni enfers, mais un purgatoire d'existence. Le mal, increvable, irréductible en l’homme, repart le bras en bandoulière semer la mort au gré d'une pièce de monnaie. Sa carabine reliée à une bombonne d'air comprimé n'est-elle pas une faux moderne? Anton est donc l'allégorie du mal. Mais la force de la fin du film est de le laisser en tant qu'homme : on en voit l’os, ce n’est pas anodin. Anton n’est pas Dieu (ou le Diable), même s’il croit l’être. Le mal est exclusivement l’apanage de l’homme. Anton est une composante de l'humanité, il saigne et se cache sous les voitures quand on lui tire dessus, mais il est le Mal incarné. Là où il passe, l'herbe ne repousse pas. (GroundZero ?). Film post-11 septembre ? C'est sans doute faire entrer de force dans la lecture de ce film une intention qui n'est pas celle des réalisateurs. D’ailleurs, les deux frères avait déjà entrepris une réflexion tout à fait similaire dans The Big Lebowski, mais au regard de la génération précédente et ses survivants qui faisaient face aux vides des années 90 : les personnages (The Dude, Walter et Donnie) ne parvenaient pas à trouver une place dans l’Amérique des années 90. L’arrière plan était politique, il l’est tout autant dans No Country. Traumatisme de la guerre du Golfe ou traumatisme de la guerre du Vietnam, le propos reste le même.
Dans No Country, les Coen se font à nouveau l'écho de la totale incompréhension d'une génération (1980) à l'égard d'une société devenue démente, une société où ne sont épargnés ni les vieilles ni les chiens. A travers cet instantané d'une forme sans cesse renouvelée de la violence (qui en révèle l'essence), le shérif pseudo-philosophe est un peu le coryphée des tragédies grecques de l'Antiquité (laquelle, à l'instar de l’œuvre des Coen, ne fonctionnait que par symboles), un porte parole de la nostalgie assumée d'un passé où tout semblait plus simple, même si ce ne fut jamais réellement le cas.
Les Coen ont donc fait un film métaphysique s'ancrant à des thèmes du western assez « fordiens » et crépusculaires. En substance, c'est un film sur le mal, ou plus précisément sur l'essence de la violence. On sort de la projection de cet opus avec un sentiment de fin du monde, finalement assez proche de Apocalypse Now (même vision pessimiste et post-Vietnamienne). A ce titre, la fin aussi brutale qu’audacieuse permet à la forme du film de rejoindre le fond. En un mot ou presque, les Coen semblent avoir retrouvé toute leur virtuosité. Profitons-en.

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commentaires

dasola 09/06/2008 07:30

Bonjour Baccawine, analyse fouillée et intéressante d'un film que j'ai déjà vu depuis presque 6 mois et que je n'ai pas encore oublié. J'ai surtout été frappée par la noirceur et la violence de ce film. Les meurtres sont souvent hors champ mais quand Chigurth est blessé et s'opère lui-même, il faut avoir le coeur bien accroché. Des spectateurs à côté de nous sont partis. Il y a un côté assez jubilatoire dans ce film et puis Javier Bardem est génial. Oscar mérité.

Antoine 08/03/2008 03:16

Hello,

Je suis d'accord avec ton analyse du film (portée métaphysique sur l'essence du mal...). Par contre, là où je trouve que le film ne est faible, c'est au niveau du scénario. Par exemple, l'intrusion des mexicains (sortis d'on ne sait où) venus descendre notre ami cow-boy est du plus mauvais effet. On retombe alors dans un banal film de gangsters et on perd cette profondeur que tu évoques. De plus, cette succession de points de vue (le cow-boy puis le tueur puis le flic) dessert plutôt le film.
http://www.espritvagabond.com

Shin 06/03/2008 00:55

Bonsoir,

J'ai globalement apprécié le film des frères Coen dans sa premère heure. Ensuite, j'ai trouvé qu'il devenait trop elliptique et brumeux et j'ai un peu décroché (du coup, j'étais à moitié attentif lors du monologue final et ça m'a quelque peu déconcerté...).

Après, si je regrette que le personnage de Tommy Lee Jones n'ait pas été plus présent (il s'agit tout de même du héros du livre), Javier Bardem nous gratifie d'une prestation époustouflante !

Amicalement,

Shin.

:0051:Sebiwan 28/02/2008 13:04

Supers les frères COHEN !
Bienvenue dans la communauté Ciné-DVD !
Bonne journée
Sebiwan

Pénélope 23/02/2008 00:43

Bonjour !
Ben j'aurais du mal à voir dans ce film tout ce que tu dis... et qui me semble beaucoup plus intéressant que ce que montre le film. Ou du moins, on sentait que le film cherchait plus ou moins à dire ça, mais pour moi ça n'a pas dépassé le stade de l'intention... or quelque chose qui a plein d'intentions mais qui n'en réalise finalement aucune, ça donne un film vain et prétentieux, et c'est surtout cette image là que j'ai gardée...
Mince... ça ne va pas te donner envie de passer sur mon blog et de laisser des petits commentaires, ça^^ !!!
Bisous,
Pénélope.